« Tant qu’il ne pleuvra pas, il y a de l’espoir ».
Les notables de cette ville ne se doutent pas qu’à quelques encablures Noé, prévoyant et sur ordre, construit son arche, accueille les couples d’animaux, fait des choix et pousse quelques spécimens dans l’histoire antédiluvienne. Chacun use et abuse de ses moyens de séduction pour embarquer sur le bâtiment flottant. Chacun a perdu son agressivité naturelle, le lion et l’agneau se côtoient, sans craindre l’autre. On discute beaucoup sur cette arche, de la place de chacun dans la hiérarchie animale. La vie de chacun n’a-t-elle pas la même importance ? Pourquoi Noé refuse-il les puces perchées sur le chien, qui prend leur défense ? Que faire face au problème de la faim qui tenaille les estomacs ? Les anges y remédieront après un débat animé autour des parties utiles et inutiles de chacun.
Une fable pleine d’humour et de poésie autour de ce sauvetage sélectif et limité dans le temps, organisé par Noé. Noé choisit, s’émeut, décide, hésite, ne répond pas. Il construit sur son arche une nouvelle société où il décide de ce qui doit s’y passer.
Concentrée sur le problème de Noé, la fable de Supervielle peut passer pour une histoire « gentille ». Elle cache le problème en réalité les choix d’une nouvelle société.