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Big Band chez Sanseverino. Oui, vous avez
bien lu. Big Band et cela aurait pu tout aussi bien être
« big-bang » tant son troisième album ressemble
à une sorte de révolution personnelle et musicale.
Sanseverino avait ce besoin irrépressible d’aller
visiter de nouvelles contrées musicales qui puissent
se marier avec ce swing manouche qui le fit naître.
Il avait simplement et nécessairement le besoin de
mettre un tigre dans le moteur de ses chansons. Alors quinze
cuivres pour donner en quelque sorte de jolies claques au
swing naturel du monsieur, c’était la solution.
Un Big Band, oui, mais rock’n’roll et pas seulement
dans l’attitude. Car Sanseverino n’est pas un
crooner frustré. Il n’aime pas chanter lentement
et dans le souffle. Lui son truc, c’est le débit.
Une sorte de slammer du swing.
Alors pour servir cette dextérité vocale, Sanseverino
a provoqué la rencontre entre le Big Band, le swing
et le rock’n’roll, comme Nougaro s’était
amusé à imaginer le choc entre le jazz et la
java.
Sanseverino fait partie de cette génération
qui porte haut la chanson réaliste, avec en plus de
la gouaille et de la gaieté et l'esprit de Django en
invité.
L'artiste réussit un subtil mélange du swing
et des cuivres, son flot de paroles caractéristique
est porté par les instruments. Toujours aussi prompt
à jouer avec la langue française ("Démolissons
les mots"), un peu blagueur ("Comment séduire
une femme mariée"), Sanseverino
ne s'interdit pas quelques embardées du côté
des sujets plus sérieux ("Les ouvriers").
Sanseverino, c'est ainsi un débit de paroles impressionnant,
une musique swing/manouche, une vingtaine de musiciens sur
scène... Et donc un concert à ne surtout pas
rater.
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