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Macbett n’est pas la caricature rassurante
d’une des plus célèbres pièces
de Shakespeare. Ionesco défie Shakespeare
dans cette mise en abîme du mythe. Macbett, c’est
Macbeth cauchemardé par Ionesco.
« Mon Macbett, entre Shakespeare
et Jarry, est assez proche d’Ubu roi »
Eugène Ionesco
Reprenant l’histoire du célèbre personnage
shakespearien, il transforme le royaume d’Ecosse en
principauté et pousse la fine mécanique de l’oeuvre
originelle vers une tragi-comédie sarcastique et décalée.
Macbett et Banco, meilleurs amis du monde,
croisent dans une forêt le chemin de sorcières
dévoilant leur avenir. Dès lors, méfiance
et calculs opacifient leur relation et les valeureux et loyaux
généraux qu’ils étaient, se muent
en esprits torves et machiavéliques. L’ambition
les mènera jusqu’au crime
Dans un déferlement verbal « tragi-ubuesque »,
Ionesco interroge la vanité, le destin et la mort...
L’ambition les mènera jusqu’au crime.

© Cie les Dramaticules
Macbett est une fête théâtrale,
où le ludique, le pathétique et le terrifiant
se mêlent. Divertissement pour les uns, cauchemar pour
les autres; du théâtre de boulevard à
la tragédie, en passant par le conte de fée;
universel et clairvoyant. L’occasion pour chacun d’une
réflexion profonde sur la mécanique du pouvoir.
Comme souvent chez Ionesco, le rire est
l’expression d’un pessimisme profond. Dans cette
principauté de pacotilles, c’est Macbett,
le plus cruel, le plus implacable, le plus bassement prêt
à tout pour parvenir à ses fins qui décroche
le pouvoir. Il confirme ainsi les prédictions des prophétesses,
sans se douter qu’elles se réaliseront toutes,
sans exception.

© Cie les Dramaticules
Ce spectacle est organisé par le Relais
Culturel de Niederbronn-les-Bains à la Maison des Arts
et des Congrès.
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