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Pour Eliza Doolittle, la marchande de fleurs
à l’accent « cockney-argotique »,
la seule différence qui existe entre elle et «
une dame comme il faut », c’est le regard que
l’on porte sur elle. Un éminent linguiste, le
professeur Higgins, fait néanmoins le pari fou de transformer
l’humble Eliza en distinguée Lady à l’anglais
irréprochable. Sûr de son fait et des vertus
de son enseignement, il l’introduit parmi l’aristocratie.
Mais quelques leçons de diction permettront-elles à
une jeune femme de la plus petite société d’accéder
aux champs de course d’Ascot sans que ses manières
ne la trahissent et ne la renvoient d’où elle
vient ?
Écrite en 1912, la pièce de George
Bernard Shaw nous transporte dans un univers satirique
de la haute bourgeoisie londonienne et pose la question du
rôle déterminant du langage (surtout la prononciation)
et de la culture dans la discrimination entre les classes
sociales.
Une pièce résolument intemporelle qui, plus
de cinquante ans après sa création, inspira
le film My Fair Lady qui obtint sept Oscars.
Cette pièce est une comédie brillante, haute
en couleurs et pleine d’émotion sur la rencontre
inattendue de deux mondes qui n’auraient jamais dû
se croiser et où le plus fin n’est jamais celui
que l’on pense…
Mise en scène : Christine Berg
Avec : Michel Boy, Loïc Brabant, Catherine
Bussière, Mélanie Faye, Françoise Jimenez,
Laurent Nouzille
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